Je constate, mais ne juge pas.
Oui ici je vais donner mes impressions sur l'actualité et si parfois je traite des personnes d'abrutis, cela ne sera pas un jugement, mais juste un constat.
Envoyez moi un petit mail ici : nadukkarakerala@yahoo.fr
« Blog » : je narrête pas depuis quelque temps dentendre parler de cemot et de ce nouveau phénomène. Il est vrai que cest la mode de latélé réalité et que les gens adorent se mêler de la vie des autres.Cest un peu comme dans lémission des deux abrutis sur tf1, vous savezcelle qui passe le lundi soir vers 22h40. Mais si vous devez savoirvous qui lisez la vie des autres sur les blogs, cela doit vousintéresser ce genre démission pleurnicharde Donc sur tf1 vers 22h40de pauvres malheureux à qui lon promet le salut de leurs âmesdéballent leurs sacs devant vous téléspectateurs. Oui vous qui aimezépier la vie des autres et surtout leurs malheurs. Cela doit vousrassurer de ne pas être seul dans ce cas ? Cette curiosité malsaine medégoûte un peu je dois lavouer. Je naime pas ce genre démission, nonje les déteste et ne les comprends pas dailleurs. Par conséquent, jene les regarde pas Les blogs donc, surf un peu sur la vague du succèsde la « curiosité malsaine ». Des gens racontent leurs vies et dautresla lisent. Fort heureusement il ny a pas que cela, ni à la télévision,ni sur les blogs. Il y a aussi des choses très intéressantes comme lesrécits de voyages par exemple. Mais il est difficile de surnager quandmême les critiqueurs de blogs (il y en a) disent : Ce blog nest pasterrible car nous napprenons rien sur la personne. Moi je ne vais pasici raconter ma vie, mais juste parler de ce que je ressens par rapportà lactualité ou par rapport à ma journée Mon blog ne fera paslunanimité, je le sais, car il ne parlera pas de moi mais tant pis.
Envoyez moi un petit mail ici : nadukkarakerala@yahoo.fr
« Blog » : je narrête pas depuis quelque temps dentendre parler de cemot et de ce nouveau phénomène. Il est vrai que cest la mode de latélé réalité et que les gens adorent se mêler de la vie des autres.Cest un peu comme dans lémission des deux abrutis sur tf1, vous savezcelle qui passe le lundi soir vers 22h40. Mais si vous devez savoirvous qui lisez la vie des autres sur les blogs, cela doit vousintéresser ce genre démission pleurnicharde Donc sur tf1 vers 22h40de pauvres malheureux à qui lon promet le salut de leurs âmesdéballent leurs sacs devant vous téléspectateurs. Oui vous qui aimezépier la vie des autres et surtout leurs malheurs. Cela doit vousrassurer de ne pas être seul dans ce cas ? Cette curiosité malsaine medégoûte un peu je dois lavouer. Je naime pas ce genre démission, nonje les déteste et ne les comprends pas dailleurs. Par conséquent, jene les regarde pas Les blogs donc, surf un peu sur la vague du succèsde la « curiosité malsaine ». Des gens racontent leurs vies et dautresla lisent. Fort heureusement il ny a pas que cela, ni à la télévision,ni sur les blogs. Il y a aussi des choses très intéressantes comme lesrécits de voyages par exemple. Mais il est difficile de surnager quandmême les critiqueurs de blogs (il y en a) disent : Ce blog nest pasterrible car nous napprenons rien sur la personne. Moi je ne vais pasici raconter ma vie, mais juste parler de ce que je ressens par rapportà lactualité ou par rapport à ma journée Mon blog ne fera paslunanimité, je le sais, car il ne parlera pas de moi mais tant pis.
Jaime bien la une de Libération aujourdhui qui annonce « Sarkommence
», mais le problème cest que cela ne cest jamais arrêté. Aujourdhui on reprend les mêmes et ont recommence avec un Villepin parfait comme sosie de Raffarin. Bon cest vrai quils ne se ressemblent pas physiquement yen a un qui a une bosse dans le dos et lautre il paraît quil est beau gosse, mais ils nous ressortent les mêmes phrases poétiques qui ne veulent absolument rien dire. Sinon cest aussi le retour de Zorro euh non de Sarko qui nous ressort sont speach sur la sécurité, la délinquance
Le problème cest que Chirac sent que la fin est proche pour lui, donc il remercie tous ses proches en leurs donnant un bon poste avant son grand départ final. Cest triste de voir la fin dun homme qui saccroche tant bien que mal. Et Chirac naura pas vraiment marqué lhistoire ! Sinon le premier ministre nous a dis que priorité cest lemploi, mais jai peur quen pensant à lemploi il nest pensé quà la sauvegarde du travail de son ami Chirac
par Nudukkara
publié dans :
Politique
Aujourd'hui j'ai juste une question assez simple, je pense, mais dès fois j'ai du mal à comprendre les choses simples dès fois. Pourquoi Fabius qui a travaillé sur la constitution européenne et dans son temps l'a approuvé, est aujourd'hui pour le non ? Merci de votre aide...
par Nudukkara
publié dans :
Politique
Je viens d'entendre cette citation : "Vaux mieux quelqu'un qui pisse dedans que dehors". C'est de Churchill. À vous de comprendre...
par Nudukkara
publié dans :
Politique
Voici un petit texte que jaime bien, mais qui nest pas de moi
Je ne sais plus si je lai étudié au lycée car cela remonte à loin maintenant. Et vous, vous lavez étudié ? Dite moi tout
PERSONNAGES.
Gargantua, gros géant débonnaire
Pantagruel, son fils à la personnalité déjà très affirmée
Panurge, ancêtre de Scapin, le serviteur débrouillard qui se tire toujours d'affaire
La scène représente la maison de Gargantua
1
GARGANTUA - Mon fils Pantagruel, je crois qu'il est temps de songer à t'envoyer à l'école
PANTAGRUEL - C'est que je ne veux pas y aller, ô mon père Gargantua.
GARGANTUA - Et pourquoi cela, mon fils: est-ce que tu trouves que tu n'as pas passé assez de temps à te baguenauder avec des galopins de ton espèce?
PANTAGRUEL - Non, ce n'est pas cela et si, pour vous faire plaisir, je veux bien aller chaque jour à l'école, et de même en revenir, je ne veux surtout pas y rester. Pour rien au monde, absolument, définitivement, catégoriquement.
GARGANTUA - Mais encore une fois, pourquoi, ô fils de mon cur?
PANTAGRUEL - Hier, m'en fus visiter le boucher qui m'a montré sa machine, sa machine à faire des saucisses. Et j'ai vu comment il y fait rentrer moutons entiers, ou vaches, ou cochons et comment il en ressort à l'autre bout chair à saucisse. Et elle est si bien moulinée qu'on ne peut plus distinguer vache de cochon, ni mouton de vache, ni cochon de mouton.
GARGANTUA - Que me parles-tu de boucher et de boucherie?
PANTAGRUEL - Parce que l'école, à ce que j'en sais, est boucherie. Et, le maître tient la manivelle et il la tourne en conscience, sans se préoccuper des cris ni des garçons, ni même de ceux des filles, qui sont pourtant très aigus. Or ne me plais pas, outre crier, devenir chair à saucisse: Pantagruel suis et Pantagruel veux rester, avec ma propre viande dans ma propre peau.
GARGANTUA - (au public) Voilà que ce maudit fils de moi ne veut pas, comme tous les autres, avoir la chance d'être transformé un jour en saucisse, saucisson, rosette, mortadelle, jésus, bâton de berger, merguez et bien d'autres, de toutes tailles et de toutes formes... Tous bien étiquetés, bien empaquetés et sachant aussi lire, écrire et compter. Quelques-uns même argumenter gentiment. Saucisses bien gaillardes, andouilles pour les meilleurs
PANTAGRUEL - Il n'est pas utile que je sache argumenter, ni gentiment, ni méchamment, car raison j'ai toujours.
GARGANTUA - Vous voyez comme il est insolent, n'ayant pas appris le respect qu'il doit à son père, ni que ce sont les pères qui doivent l'emporter.
2
GARGANTUA (entre Panurge) Or ça, mon bon Panurge, toi qui as des solutions pour tous les problèmes, il faut venir nous aider. Nous ne sommes pas d'accord, Pantagruel et moi.
PANURGE - Ô mon excellent maître Gargantua, si vous n'êtes pas d'accord, c'est sans doute que vous avez tous deux raison. Dites-moi quel est le sujet de notre querelle.
GARGANTUA - Je veux qu'il aille à l'école, en bon enfant que je veux qu'il soit.
PANTAGRUEL - Et moi, en mauvais fils, je ne veux pas y aller et être transformé en andouille.
PANURGE - Je vois. Or donc, vous mon maître Gargantua, vous avez raison en ce que vous voulez envoyer votre progéniture à l'école. Et votre progéniture, elle aussi a raison en ce qu'elle ne veut pas être changé en andouille, encore qu'il y en ait de fort bonnes
GARGANTUA - De bonnes andouilles, veux-tu dire?
PANURGE - Sans doute.
GARGANTUA - J'en suis content. Mais concernant notre affaire, existe-t-il une troisième solution?
PANURGE - Il existe toujours une troisième solution par laquelle on peut s'évader de la nécessité.
PANTAGRUEL - Vas-tu nous la dire bientôt?
PANURGE - Tout de suite: il vous faut fonder une nouvelle école à votre manière dans laquelle vous voudrez aller, ce qui plaira à votre père, mais qui ne vous transformera pas en andouille, puisque c'est cela qui vous craignez.
GARGANTUA - Et à quoi ressemblera-t-elle, cette école?
3
PANURGE - Eh bien, il n'y a qu'à prendre l'inverse de ce qui se fait d'habitude, comme vous l'imaginâtes quand vous fondîtes votre célèbre abbaye de Thélème, qui se fit au contraire de toutes autres.
GARGANTUA - Je me souviens. Et comment est, dans les écoles, l'inverse de ce qui se fait d'habitude?
PANURGE - L'inverse est que l'occupation principale ne serait pas de leçons, mais de récréation Et de temps en temps, pour reposer les élèves de leurs jeux, il se ferait ici ou là un petit cours, ou une modeste leçon. Le temps de reprendre souffle, et à la demande expresse des dits élèves. Aussi longtemps qu'ils le veulent, mais pas davantage non plus, pour qu'ils gardent la soif de savoir
GARGANTUA - Cela n'est pas mauvais en soi. Allons plus outre.
PANURGE De plus, il n'y aurait plus d'horaire et chacun, selon les conseils de son oreiller, pourrait arriver quand il le voudrait ou quand il s'ennuierait d'être à la maison. De même partir.
GARGANTUA - Plutôt racoleur. Est-ce tout ce qu'il y aurait de nouveau?
PANURGE - Non, bien sûr, faites confiance à mon génie. Point non plus de notes et de classement. Chacun serait premier de sa façon, ce qui est l'image de la vie A moins que l'on ne décrète que ce serait les sots qui seraient premiers, ce qui serait une juste compensation pour leur sottise. Les malins n'ont pas besoin d'être premiers, les sots, si.
GARGANTUA - Que nous parles-tu encore de saucisses Elles n'ont plus cours.
PANURGE - La langue m'a fourché. Mais concernant mon école, je n'ai pas fini: les tables et les tabourets seraient remplacés par des fauteuils profonds et des coussins moelleux, et le temps se passerait parmi des jardins et des vergers dans lesquels couleraient de rafraîchissantes fontaines.
GARGANTUA - Plaisant, ma foi, très plaisant. Est-ce tout?
PANURGE - Non certes, mais cela je vous le dis tout bas Il pourrait arriver que, dans cette école, ce soit les élèves qui enseignent les professeurs. Et à la fin de l'année, les professeurs devraient passer des examens pour montrer comment les élèves les ont bien instruits. Sinon seraient punis. Et à ce que sauraient les professeurs, on verrait ce que les élèves auraient appris.
GARGANTUA - C'est un bon tour que celui-ci!
PANURGE - Encore un point, le plus important peut-être: la principale leçon serait de désobéir, sachant que ce qui est le plus utile à l'homme est de savoir être libre. Or qu'est-ce qu'être libre, sinon désobéir?
GARGANTUA - Voilà qui sent son sophisme. Et ceux qui ne voudraient pas être libres?
PANURGE - Ils retourneraient sur le champ dans les écoles à moulinettes.
4
PANTAGRUEL - Je vous ai écouté de toutes mes oreilles. Qu'en dites-vous, mon père Gargantua?
GARGANTUA - Je dis d'un côté que ce Panurge est par un certain côté un insolent Et de l'autre côté, je dis qu'il a fort bien parlé et que c'est sagesse que ce qu'il dit. Et combien cela coûterait-il d'argent pour entrer dans cette école?
PANURGE - Oh, beaucoup, mon bon seigneur: pour la bonne raison que cette école ne pourrait plus vendre et faire profit de ses saucissons, boudins et andouillettes, parce qu'à la fin leurs élèves, qui seraient bien dans leur propre peau, s'en retourneraient tout gambadant et chantant.
PANTAGRUEL - Cela n'est-il pas bien?
PANURGE - Cela est bien, cela est mal, je ne sais. Mais cela ne ferait pas l'affaire des princes et des rois qui sont les habituels clients pour des saucisses diplômées et bien obéissantes.
GARGANTUA - Je comprends. Mais en ce qui me concerne, je suis prêt à payer très cher pour voir mon fils chéri sortir de l'école gambadant et chantant (prenant Panurge à part) Mais dis-moi, Panurge
PANURGE - Je vous écoute.
GARGANTUA - Maintenant que tu t'es occupé des fils, ne pourrais-tu pas t'occuper des pères.
PANURGE - C'est à dire?
GARGANTUA - C'est à dire que le père que je suis voudrait bien pouvoir passer lui aussi son temps dans une école aussi plaisante, dont il s'en retournerait chaque jour gambadant et chantant, comme son fils. Car je suis las des soucis dont je suis accablé.
PANURGE - Non, cela ne se peut pas.
GARGANTUA - Pourquoi? Je te ferais une délégation et pendant que je me divertirais à l'école, toi, tu gouvernerais le royaume, faisant la guerre, pendant les larrons et brûlant les hérétiques.
PANURGE Pourquoi Parce que d'abord, je n'ai pas vocation ni à faire la guerre, ni à me pendre ou à me brûler moi-même. Et ensuite, parce que ce qui a été une fois tordu je veux dire, votre nature - ne peut être détordu Non, mettez tous vos soins sur votre fils Pantagruel et vous verrez que lorsque lui, ainsi que beaucoup d'autres, sortira de sa nouvelle école, il n'y aura plus de guerres, ni de larrons, ni d'hérétiques.
PERSONNAGES.
Gargantua, gros géant débonnaire
Pantagruel, son fils à la personnalité déjà très affirmée
Panurge, ancêtre de Scapin, le serviteur débrouillard qui se tire toujours d'affaire
La scène représente la maison de Gargantua
1
GARGANTUA - Mon fils Pantagruel, je crois qu'il est temps de songer à t'envoyer à l'école
PANTAGRUEL - C'est que je ne veux pas y aller, ô mon père Gargantua.
GARGANTUA - Et pourquoi cela, mon fils: est-ce que tu trouves que tu n'as pas passé assez de temps à te baguenauder avec des galopins de ton espèce?
PANTAGRUEL - Non, ce n'est pas cela et si, pour vous faire plaisir, je veux bien aller chaque jour à l'école, et de même en revenir, je ne veux surtout pas y rester. Pour rien au monde, absolument, définitivement, catégoriquement.
GARGANTUA - Mais encore une fois, pourquoi, ô fils de mon cur?
PANTAGRUEL - Hier, m'en fus visiter le boucher qui m'a montré sa machine, sa machine à faire des saucisses. Et j'ai vu comment il y fait rentrer moutons entiers, ou vaches, ou cochons et comment il en ressort à l'autre bout chair à saucisse. Et elle est si bien moulinée qu'on ne peut plus distinguer vache de cochon, ni mouton de vache, ni cochon de mouton.
GARGANTUA - Que me parles-tu de boucher et de boucherie?
PANTAGRUEL - Parce que l'école, à ce que j'en sais, est boucherie. Et, le maître tient la manivelle et il la tourne en conscience, sans se préoccuper des cris ni des garçons, ni même de ceux des filles, qui sont pourtant très aigus. Or ne me plais pas, outre crier, devenir chair à saucisse: Pantagruel suis et Pantagruel veux rester, avec ma propre viande dans ma propre peau.
GARGANTUA - (au public) Voilà que ce maudit fils de moi ne veut pas, comme tous les autres, avoir la chance d'être transformé un jour en saucisse, saucisson, rosette, mortadelle, jésus, bâton de berger, merguez et bien d'autres, de toutes tailles et de toutes formes... Tous bien étiquetés, bien empaquetés et sachant aussi lire, écrire et compter. Quelques-uns même argumenter gentiment. Saucisses bien gaillardes, andouilles pour les meilleurs
PANTAGRUEL - Il n'est pas utile que je sache argumenter, ni gentiment, ni méchamment, car raison j'ai toujours.
GARGANTUA - Vous voyez comme il est insolent, n'ayant pas appris le respect qu'il doit à son père, ni que ce sont les pères qui doivent l'emporter.
2
GARGANTUA (entre Panurge) Or ça, mon bon Panurge, toi qui as des solutions pour tous les problèmes, il faut venir nous aider. Nous ne sommes pas d'accord, Pantagruel et moi.
PANURGE - Ô mon excellent maître Gargantua, si vous n'êtes pas d'accord, c'est sans doute que vous avez tous deux raison. Dites-moi quel est le sujet de notre querelle.
GARGANTUA - Je veux qu'il aille à l'école, en bon enfant que je veux qu'il soit.
PANTAGRUEL - Et moi, en mauvais fils, je ne veux pas y aller et être transformé en andouille.
PANURGE - Je vois. Or donc, vous mon maître Gargantua, vous avez raison en ce que vous voulez envoyer votre progéniture à l'école. Et votre progéniture, elle aussi a raison en ce qu'elle ne veut pas être changé en andouille, encore qu'il y en ait de fort bonnes
GARGANTUA - De bonnes andouilles, veux-tu dire?
PANURGE - Sans doute.
GARGANTUA - J'en suis content. Mais concernant notre affaire, existe-t-il une troisième solution?
PANURGE - Il existe toujours une troisième solution par laquelle on peut s'évader de la nécessité.
PANTAGRUEL - Vas-tu nous la dire bientôt?
PANURGE - Tout de suite: il vous faut fonder une nouvelle école à votre manière dans laquelle vous voudrez aller, ce qui plaira à votre père, mais qui ne vous transformera pas en andouille, puisque c'est cela qui vous craignez.
GARGANTUA - Et à quoi ressemblera-t-elle, cette école?
3
PANURGE - Eh bien, il n'y a qu'à prendre l'inverse de ce qui se fait d'habitude, comme vous l'imaginâtes quand vous fondîtes votre célèbre abbaye de Thélème, qui se fit au contraire de toutes autres.
GARGANTUA - Je me souviens. Et comment est, dans les écoles, l'inverse de ce qui se fait d'habitude?
PANURGE - L'inverse est que l'occupation principale ne serait pas de leçons, mais de récréation Et de temps en temps, pour reposer les élèves de leurs jeux, il se ferait ici ou là un petit cours, ou une modeste leçon. Le temps de reprendre souffle, et à la demande expresse des dits élèves. Aussi longtemps qu'ils le veulent, mais pas davantage non plus, pour qu'ils gardent la soif de savoir
GARGANTUA - Cela n'est pas mauvais en soi. Allons plus outre.
PANURGE De plus, il n'y aurait plus d'horaire et chacun, selon les conseils de son oreiller, pourrait arriver quand il le voudrait ou quand il s'ennuierait d'être à la maison. De même partir.
GARGANTUA - Plutôt racoleur. Est-ce tout ce qu'il y aurait de nouveau?
PANURGE - Non, bien sûr, faites confiance à mon génie. Point non plus de notes et de classement. Chacun serait premier de sa façon, ce qui est l'image de la vie A moins que l'on ne décrète que ce serait les sots qui seraient premiers, ce qui serait une juste compensation pour leur sottise. Les malins n'ont pas besoin d'être premiers, les sots, si.
GARGANTUA - Que nous parles-tu encore de saucisses Elles n'ont plus cours.
PANURGE - La langue m'a fourché. Mais concernant mon école, je n'ai pas fini: les tables et les tabourets seraient remplacés par des fauteuils profonds et des coussins moelleux, et le temps se passerait parmi des jardins et des vergers dans lesquels couleraient de rafraîchissantes fontaines.
GARGANTUA - Plaisant, ma foi, très plaisant. Est-ce tout?
PANURGE - Non certes, mais cela je vous le dis tout bas Il pourrait arriver que, dans cette école, ce soit les élèves qui enseignent les professeurs. Et à la fin de l'année, les professeurs devraient passer des examens pour montrer comment les élèves les ont bien instruits. Sinon seraient punis. Et à ce que sauraient les professeurs, on verrait ce que les élèves auraient appris.
GARGANTUA - C'est un bon tour que celui-ci!
PANURGE - Encore un point, le plus important peut-être: la principale leçon serait de désobéir, sachant que ce qui est le plus utile à l'homme est de savoir être libre. Or qu'est-ce qu'être libre, sinon désobéir?
GARGANTUA - Voilà qui sent son sophisme. Et ceux qui ne voudraient pas être libres?
PANURGE - Ils retourneraient sur le champ dans les écoles à moulinettes.
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PANTAGRUEL - Je vous ai écouté de toutes mes oreilles. Qu'en dites-vous, mon père Gargantua?
GARGANTUA - Je dis d'un côté que ce Panurge est par un certain côté un insolent Et de l'autre côté, je dis qu'il a fort bien parlé et que c'est sagesse que ce qu'il dit. Et combien cela coûterait-il d'argent pour entrer dans cette école?
PANURGE - Oh, beaucoup, mon bon seigneur: pour la bonne raison que cette école ne pourrait plus vendre et faire profit de ses saucissons, boudins et andouillettes, parce qu'à la fin leurs élèves, qui seraient bien dans leur propre peau, s'en retourneraient tout gambadant et chantant.
PANTAGRUEL - Cela n'est-il pas bien?
PANURGE - Cela est bien, cela est mal, je ne sais. Mais cela ne ferait pas l'affaire des princes et des rois qui sont les habituels clients pour des saucisses diplômées et bien obéissantes.
GARGANTUA - Je comprends. Mais en ce qui me concerne, je suis prêt à payer très cher pour voir mon fils chéri sortir de l'école gambadant et chantant (prenant Panurge à part) Mais dis-moi, Panurge
PANURGE - Je vous écoute.
GARGANTUA - Maintenant que tu t'es occupé des fils, ne pourrais-tu pas t'occuper des pères.
PANURGE - C'est à dire?
GARGANTUA - C'est à dire que le père que je suis voudrait bien pouvoir passer lui aussi son temps dans une école aussi plaisante, dont il s'en retournerait chaque jour gambadant et chantant, comme son fils. Car je suis las des soucis dont je suis accablé.
PANURGE - Non, cela ne se peut pas.
GARGANTUA - Pourquoi? Je te ferais une délégation et pendant que je me divertirais à l'école, toi, tu gouvernerais le royaume, faisant la guerre, pendant les larrons et brûlant les hérétiques.
PANURGE Pourquoi Parce que d'abord, je n'ai pas vocation ni à faire la guerre, ni à me pendre ou à me brûler moi-même. Et ensuite, parce que ce qui a été une fois tordu je veux dire, votre nature - ne peut être détordu Non, mettez tous vos soins sur votre fils Pantagruel et vous verrez que lorsque lui, ainsi que beaucoup d'autres, sortira de sa nouvelle école, il n'y aura plus de guerres, ni de larrons, ni d'hérétiques.
par Nudukkara
publié dans :
multatuli
Bon ok le non a gagné, mais quel non ? Et bien pour moi ce nest pas celui de la gauche, mais plutôt celui de la France limite raciste et des politiciens au bout du rouleau qui cherchent à revenir sur le devant de la scène
La majorité du non vient des campagnes françaises qui ont peurs des délocalisations, des plombiers polonais, des gitans roumains et des nègres. Ha non ces derniers ne sont pas européens
Sinon jai lu ce matin que 67% du non dise quil y a trop détranger en France. Bon voilà je crois que cest claire, cest pour ça que les communistes qui ressortent leurs drapeaux rouges avec le fossile et le marteau me font bien marrer. Sinon celui qui ménerve le plus cest lancien condamné pour fraude, Emmanuelli qui ne cherche quà se renflouer de nouveau
Enfin, je trouve quil y un truc qui cloche, les gens du non son soi-disant contre le libéralisme et après celui quils réclament comme nouveau premier ministre cest Sarkozy le plus libéral des libéraux
Non je crois que les gens sont vraiment trop con. Par ce texte, je ne dis pas que je suis pour le oui ou pour le non. Non je montre juste un constat
par Nudukkara
publié dans :
Politique
